En 2018, l’Observatoire des Réseaux d’Initiative Publique devient l’Observatoire du THD !




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Depuis 2013, InfraNum assure le suivi de la filière réunie autour du plan France THD. Poursuivant l’objectif commun de consolidation d’une vision quantitative, la Banque des Territoires en tant que soutien historique, l’Avicca avec qui les liens de partenariat se sont resserrés depuis l’année dernière, et le CGET en tant que nouveau contributeur, se sont associés à la démarche de la fédération.

Pari tenu pour l’Observatoire du THD, qui s’enrichit encore davantage pour rester la référence, avec une prise de recul nationale associée à une vision de long terme en matière d’infrastructures numériques.

Pari tenu également pour la filière, qui prouve ici qu’elle sera au rendez-vous de l’objectif de 2022. Mais les déploiements ne s’arrêteront pas à cette date, et forts d’avoir respecté les demandes gouvernementales, les industriels et les collectivités locales souhaitent désormais en priorité la réouverture du guichet de financement des RIP. La société du gigabit est à portée de main !

Les défis pour la filière de l’infrastructure numérique sont nombreux pour réussir les objectifs gouvernementaux du Plan France THD :

  • Quel cap de production franchir en 2019 pour être au rendez-vous THD de 2022 ?
  • Combien de recrutements ?
  • Quel montant de subvention pour généraliser la fibre ?
  • La pénurie de câble fait-elle partie des peurs du passé ?
  • Comment fournir le THD pour tous en 2022 alors que la fibre concerne 80% des foyers ?
  • L’application de la régulation sur le marché entreprise est-elle efficace ?
  • Quelles sont les motivations des collectivités qui font du smart ?
  • Comment mieux exporter le savoir-faire français ?

Fibre optique : passer le cap des 4 millions de prises

L’objectif gouvernemental de 2022 – correspondant à plus de 80% de foyers, entreprises et collectivités éligibles à la fibre en France – sera tenu.

En 2019, le challenge pour la filière consiste à franchir le cap des 4 millions de prises produites par an.

D’ici 2025, grâce à la mobilisation de tous les acteurs publics et privés, il est possible de généraliser la société du gigabit.

Financement: rouvrir le guichet
pour généraliser la fibre

Au moins 3 millions des 6,4 millions de prises qui devront être construites après 2022 n’ont pas encore trouvé de financement.

Ces 3 millions de prises les plus difficiles d’accès devraient coûter 5,7 milliards € d’investissement (raccordements longs compris) et nécessiter 2,6 milliards € de fonds publics, avec une part de financement de l’Etat estimée à 800 millions €.

Il est urgent de conclure concernant les AMEL afin d’ouvrir à nouveau le guichet de financement des RIP, en prenant en compte ces estimations de coûts.

Câble : les industriels au rendez-vous

+30% de fourniture de câble français en 2018. Les industriels ont ajusté leur capacité de production, le spectre de la pénurie de fibre a disparu.

Emploi : l’année de tous les records

Le nombre de recrutements en 2019 doit être plus que doublé pour atteindre l’objectif de production de 4 millions de prises par an. La campagne de communication autour des métiers de la fibre commence à porter ses fruits, avec des centres de formation très fréquentés. Poursuivons les efforts de promotion pour accélérer encore les recrutements.

Le mix technologique au secours
des oubliés du bon débit

Sur les 6,4 millions de prises qui seront couvertes en fibre après 2022, 2,2 millions sont particulièrement concernées par la fracture numérique. Le THD radio et le satellite sont le seul recours pour atteindre le THD pour tous en 2022, au service de territoires très dispersés dans la quarantaine de départements concernés.

Si le dispositif de financement « cohésion numérique » est déjà en place, il est nécessaire de laisser plus de temps aux départements, jusqu’à fin 2020, pour déposer leurs dossiers de demande de fréquences auprès de l’ARCEP.

Déploiements aériens :
industrialiser les processus Enedis pour réussir

L’utilisation des supports aériens sera triplée entre 2018 et 2022. Il est urgent d’alléger et d’industrialiser les processus d’Enedis pour faire face opérationnellement. De même, il est critique de faire évoluer sous quelques semaines la réglementation sur le calcul des charges. Par ailleurs, la question du coût d’accès aux supports pour les raccordements longs est posée.

Commercialisation grand public :
la dynamique s’installe

Les opérateurs alternatifs ont continué en 2018 à animer le marché sur les RIP, avec une dynamique notable par rapport à celle de la zone privée. Il faudra à partir de 2019 compter avec l’arrivée des OCEN sur tous les RIP, et on peut s’en féliciter.

Concurrence sur le marché entreprise :
passer de la théorie à la pratique

Le modèle neutre, ouvert et activé des RIP a fait ses preuves sur le marché entreprise. A l’inverse, en zone privée, malgré une régulation promulguée fin 2017, les remèdes opérationnels ne sont toujours pas en place, au détriment de la concurrence. Pourtant, une meilleure adoption de la fibre permettrait aux TPE-PME de se numériser et même de créer massivement de l’emploi. Il est urgent d’agir.

La généralisation du Smart à portée de main

Les collectivités confirment une vision de long terme dans leurs démarches de Smart territoires. Cette vision est rendue possible par le déploiement d’une infrastructure numérique socle. Il est nécessaire de poursuivre l’accompagnement, au-delà des partenariats concernant la connectivité, sur les aspects de gouvernance de la donnée et de mutualisation des initiatives.

International : l’Etat soutient la filière à l’export

Les industriels ont besoin d’accompagnement à l’international pour concrétiser leurs intentions d’export. Le Comité Stratégique de Filière (CSF) sera la pierre angulaire du soutien de l’Etat, avec deux cibles prioritaires identifiées : l’Europe et l’Afrique.